Revue de presse du vendredi 22 avril 2016

Deux titres sont largement commentés par les journaux parus ce matin. Il s’agit des mobilisations politiques annoncées à l’occasion du 26ème anniversaire de la démocratisation de l’espace politique congolais et des démarches que mène actuellement le facilitateur du dialogue national.

« 24 avril 2016 : Kinshasa et Lubumbashi sous tension », titre LE POTENTIEL. Faisant allusion aux manifestations politiques prévues à Kinshasa par la Dynamique, l’UDPS, le PPRD et à Lubumbashi par le G7 et Moïse Katumbi, le quotidien annonce un dimanche 24 avril qui aura « un goût particulier » et sera de « toutes les tensions ». Et de conclure que tout dépendra de la manière dont les uns et les autres fêteront les 26 ans de l’avènement de la démocratie.

Les mêmes projections inquiétantes sont faites par LE PALMARES qui titre : « Pouvoir-opposition : des étincelles en l’air ». Ce journal constate que le ton ne cesse de monter entre le Pouvoir et l’opposition à 48 heures de la commémoration de l’officialisation du multipartisme par le Maréchal Mobutu Sese Seko en République du Zaïre.

« Journée du 24 avril : l’Opposition quadrille le pays », fait savoir CONGO NOUVEAU. Ce trihebdomadaire parle d’un week-end qui s’annonce très chaud en République démocratique du Congo. « Visiblement, ni à Kinshasa pour la Dynamique ni à Lubumbashi pour Moïse Katumbi, rien ne garantit encore la tenue, dans la plus grande quiétude, de ces rendez-vous avec la population. Mais l’opposition, elle, compte quadriller l’est et l’ouest du pays par ces meetings le jour de la commémoration du 26ème anniversaire du multipartisme politique et du processus de la démocratisation de l’ex-Zaïre », note le journal qui estime que si l’UDPS pourrait bénéficier d’une situation de « faveur » venant des autorités pour la tenue de son meeting, ce ne sera pas certainement le cas d’autres opposants.

« Le 26ème anniversaire de la démocratie ou l’épreuve des forces », titre LE CLIMAT TEMPERE NEWS. Le journal note que c’est dans un climat politique tendu que cet anniversaire de l’instauration de la démocratie en RDC sera fêté d’une manière ou d’une autre. Mais 26 ans après, il est difficile de dresser un tableau propre de la pratique de la démocratie lorsqu’il faut entrer en contact avec la réalité. Après autant d’années, on semble tâtonner dans cet exercice.

Au sujet du dialogue politique, LA PROSPERITE voit un « Kodjo sur des peaux de banane » en faisant remarqué que deux semaines après sa confirmation par l’Union Africaine, l’homme n’a toujours pas réussi à installer le Comité préparatoire tel qu’il l’avait annoncé au cours d’une conférence de presse, le 7 avril dernier. Ce qui pousse le quotidien à conclure que l’ancien Premier ministre togolais éprouve d’énormes difficultés dans l’exécution de sa mission. « Tous, y compris les crieurs ou, les prédicateurs du dialogue, lui rendent la tâche ardue. »

FORUM DES AS indique qu’au sortir de son tête-à-tête avec Antoine Gizenga le 20 avril, le facilitateur du dialogue en RDC, qui continue à consulter en faisant le tour des états-majors politiques qui comptent sociologiquement, a fait une sorte de mise au point qui ne dit pas son nom. « Il s’est beaucoup étendu sur sa neutralité face aux différentes parties prenantes que certains mettent en cause. » Pour le quotidien, Kodjo ne comprend pas qu’on puisse avoir des doutes sur sa neutralité alors qu’il est l’église au milieu du village.

« Edem Kodjo s’explique » sur le Comité préparatoire du dialogue, délai constitutionnel… constate L’AVENIR qui fait référence à l’interview que le facilitateur a accordée à RFI. Le quotidien fait remarquer qu’Edem Kodjo pense que sa mission est de faire en sorte que les protagonistes de l’espace politique congolais se retrouvent, pour régler toutes les questions relatives au processus électoral. Plus loin, le même journal informe que la CASE exige la démission du Facilitateur Edem Kodjo. Cette ONG congolaise demande au facilitateur international de présenter sa démission à la Présidente de la Commission de l’Union africaine pour défaut de méthodologie, incapacité de conquérir sa totale indépendance vis-à-vis des forces politiques de la République démocratique du Congo et faible leadership à même de rassurer toutes les tendances politiques en présence.

« Article 70 : vers le putsch », titre LE PHARE à sa manchette. Le journal remarque que pour des millions de Congolaises et Congolais, si la Cour constitutionnelle donne raison à la Majorité présidentielle au sujet de la requête sur l’interprétation de l’article 70 de la Constitution, et soutient que l’actuel chef de l’Etat reste en fonction jusqu’à ce que le pays ait un président de la République élu, le dialogue devient sans objet.

FORUM DES AS revient sur l’arrivée, jeudi 21 avril à New York, du chef de l’Etat. Le but de son voyage, informe le journal, est d’engager officiellement la République démocratique du Congo dans l’acte d’adhésion à la Convention-cadre sur les changements climatiques, cérémonie prévue au siège des Nations Unies lors de la tenue même de la Cop 21 à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.

Joseph Kabila a été accueilli par une forte délégation officielle congolaise comprenant le ministre des Affaires étrangères et Coopération internationale, Raymond Tshibanda, le ministre de l’Environnement et Développement durable, Robert Bopolo, l’ambassadeur de la RDC aux Etats-Unis, Balumuene, et le représentant permanent aux Nations Unies, Gata Mavita, rejoints pour la circonstance par l’ambassadeur en France Ileka Atoka. Conseiller principal au collège diplomatique du Chef de l’Etat, l’ambassadeur Barnabé Kikaya bin Karubi, fait partie de la suite du Président de la République…

Socrate Nsimba/MMC

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