Revue de presse congolaise de ce jeudi 21 avril 2016

Le programme d’action gouvernementale 2012-2016, tel que l’a décliné Matata Ponyo devant les députés nationaux, a été une occasion pour la presse de rebondir sur un certain nombre de questions gravitant autour du contrôle parlementaire. C’est ce qui en dit long surtout sur le bilan des 4 ans du Premier ministre à la tête de l’exécutif national.

Le Chef de l’Etat s’entretient avec une délégation du comité exécutif de l’ECC, rapporte AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE. Selon le bulletin officiel, la délégation du Comité exécutif national de l’Eglise du Christ au Congo est allé l’informer de l’évolution des préparatifs du Synode et de s’enquérir de la préparation du dialogue politique national inclusif.

Exécution du programme d’action du Gouvernement 2012-2016, Matata répond dans une semaine aux préoccupations des élus du peuple, titre L’AVENIR. Selon le quotidien de l’avenue Bas-Congo, c’est un Premier ministre soutenu par sa Majorité à la chambre basse du Parlement qui a mobilisé la base et autres entreprises crées durant son passage à la Primature qui se sont fixées rendez-vous devant le Palais du peuple, siège du Parlement. Et le confrère d’ajouter, cela suite à la question orale avec débat sur le niveau d’exécution du programme d’action du Gouvernement 2012-2016 adressée au Premier ministre Matata Ponyo par le député national Crispin Bindule. Ce dernier a voulu obtenir du chef du Gouvernement des éclaircissements précis sur le niveau d’exécution du programme d’action sous sa conduite.

Sur ce même point, ACP ajoute qu’en Assemblée Nationale, le Premier ministre défend le niveau d’exécution du Programme d’action du gouvernement. A en croire cette AGENCE, le chef du gouvernement répondait à la question orale avec débat du député Crispin Mindelu qui tenait à obtenir de lui des explications claires sur les six objectifs que le gouvernement s’était fixés pour son quinquennat, rapporte ce média public.

LA PROSPERITE qui revient sur le même Bilan de 4 ans du Gouvernement titre : Matata s’évalue, Minaku contrôle ! Pour le quotidien de Mont-Fleury, c’est une avancée significative dans la gouvernance de la RDC que de voir le Premier Ministre, à l’Assemblée Nationale, présenter et défendre son bilan de quatre ans d’exécution du programme gouvernemental. Ce journal note qu’Aubin Minaku, le gardien du temple, a préféré que tous les intervenants prennent effectivement la parole, au nom de la démocratie. L’idéal, pour lui, était que les Députés en profitent pour présenter les doléances de leurs circonscriptions électorales respectives. Comme quoi, il n’y a pas à épargner le temps dès lors qu’il est question pour la Représentation nationale, de redynamiser le contrôle parlementaire sur l’Exécutif central, ajoute le même quotidien.

Cette question intéresse également L’AVENIR qui titre par ailleurs ; Assemblée nationale: A. Minaku redynamise le contrôle parlementaire. Le journal estime que contrairement aux oiseaux de mauvais augures qui ne donnaient aucune chance à cette question pour être retenue à l’ordre du jour, le président de l’Assemblée nationale a certainement par cet acte cousu leur bouche. Après tout, Aubin Minaku avait promis lors de l’ouverture de la session en cours qu’une place de choix sera réservée au contrôle parlementaire. Lors de la plénière d’hier, la parole a été accordée au député Mbindule pour lire sa question. C’est une question de coutume, renchéri le confrère.

Se défendant devant les députes hier, note par ailleurs FORUM DES AS, Matata révèle avoir investi plus de 4 milliards de dollars dans le social. Pour le quotidien de Limete, des progrès considérables ont été réalisés", souligne le chef du gouvernement au terme de quatre ans d’exercice. Le social n’a pas du tout été négligé pendant les quatre ans d’exercice du Premier ministre Matata. C’est du moins ce qu’a affirmé Augustin Matata Ponyo hier mercredi 20 avril, lors de sa réponse à la question orale, relative à son bilan à la tête du gouvernement congolais depuis 2012.

LA PROSPERITE qui table sur le Mandat présidentiel, revient sur l’Article 70 : la MP incrimine Charles Mwando et Olivier Kamitatu ! Ce tabloïd précise que la Cour Constitutionnelle a été dernièrement consultée afin d’éclairer, fixer la religion de l’opinion nationale et internationale sur la portée et le sens réel de l’article 70, en corrélation avec d’autres dispositions concernant les mandats du Chef de l’Etat, des Sénateurs, des Députés Provinciaux, des Gouverneurs. Ce, dans le but de mettre définitivement un terme au débat dit surréaliste et malveillant qu’entretiennent certains acteurs politiques.

En effet, fouillant les archives, poursuit le quotidien, la majorité présidentielle a constaté que M. Kamitatu et Mwando, l’un en qualité de Président de l’Assemblée Nationale et l’autre en qualité de Président de la commission Politique, Administrative et Juridique, PAJ, avaient approuvé, lors des débats parlementaires, l’ajoute à l’article 70 de la constitution, pour éviter un vide juridique. Voilà qui a justifié le discours de la majorité présidentielle, par le biais de son porte-parole, André Alain Atundu Liongo.

Saisine de la Cour constitutionnelle pour interprétation de l’article 70, titre à son tour L’AVENIR. Ce, avant de s’interroger sur La guerre de palais, pourquoi les acteurs politiques s’agitent-ils ? Si l’on en croit le journal de Mont Fleury, l’environnement politique actuel de la République Démocratique du Congo est caractérisé par la poursuite et/ou non du processus électoral, en ce que chaque camp politique se soupçonne mutuellement.

Depuis, la bipolarité est née dans la sphère politique. Partant, le perdant du scrutin de 2011 en appelle au boycott de ses élus de siéger au Parlement. Malgré cet appel, seulement ses proches parents biologiques ont refusé de siéger (Ndlr Félix TshilomboTshisekedi, son fils ; Marthe Tshika Mulumba, sa sœur et Marcel Ngoyi Mutanda, son cousin), les restes des élus et alliés siègent jusqu’à ce jour, relève LA PROSPERITE.

Raymond Okeseleke/Micheline Mishikabu/Paola Bricky/MMC

(ROL/MM/PB/PKF)

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